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Santé mentale

Apprendre la bienveillance envers soi-même : comment la sobriété a fait taire mon critique intérieur

Trifoil Trailblazer
5 min de lecture

Voici quelque chose que j'ai remarqué après avoir été sobre un moment, et qui m'a honnêtement surpris. L'un des plus grands changements s'est produit dans ma tête : j'ai arrêté d'être aussi dur envers moi-même (pas complètement, mais de manière notable).

La voix acérée qui me suivait partout

Quand je buvais, même si ce n'était « pas tant que ça », ma voix intérieure avait toujours un ton tranchant. Chaque petite erreur devenait une histoire entière sur la façon dont j'aurais dû faire mieux, sur la façon dont j'avais encore raté quelque chose, sur le fait que je n'étais pas à la hauteur.

Je me réveillais déjà irrité contre moi-même, comme si j'avais échoué avant même que la journée commence. La gueule de bois n'était pas seulement physique — elle était mentale. Une boucle incessante de regrets, d'auto-accusation et cette impression lancinante que je devrais faire plus, être plus, accomplir davantage.

Le changement discret

La sobriété a effacé cette tension. Pas instantanément, mais doucement. J'ai remarqué que je ne me réveillais plus avec cette autocritique automatique. Je ne ressassais plus d'anciennes conversations ni ne me jugeais pour des choses tout à fait humaines.

Le changement n'était pas spectaculaire — il n'y a pas eu un seul moment où tout s'est mis en place. C'était progressif, comme baisser le volume d'une radio stridente jusqu'au jour où je me suis rendu compte qu'elle ne jouait plus du tout.

Repartir de zéro plutôt que de moins infiniment

J'ai commencé à me féliciter de petites victoires simples au lieu de les traiter comme si elles ne comptaient pas. Je me suis levé ? Ça compte. J'ai répondu à cet e-mail ? C'est un progrès. J'ai eu une conversation difficile sans m'effondrer ? En fait, c'est plutôt bien.

J'ai l'impression d'avoir enfin arrêté de commencer chaque journée dans le négatif. Le point de départ a changé. Je me permets d'être imparfait et moins brillant plus souvent, et cela mène à davantage d'actions. Quand on ne s'autocritique pas sans arrêt, on a de l'énergie en réserve pour faire des choses.

Toujours en apprentissage, toujours humain

Je ne suis pas soudainement devenu un saint, et il m'arrive encore de me dire des choses désagréables (c'est une partie de ma personnalité, me suis-je dit). Mais le ton général a changé. Il est devenu plus doux.

Quand je fais une erreur maintenant, c'est juste une chose qui s'est passée — pas la preuve d'un défaut fondamental. Je peux reconnaître mes erreurs sans en faire des jugements sur ma personne. C'est énorme.

La permission d'être imparfait

L'un des cadeaux inattendus de la sobriété a été d'apprendre que je n'ai pas besoin d'être parfait pour mériter d'exister. Je peux faire des erreurs, avoir de mauvaises journées, dire la mauvaise chose, oublier quelque chose d'important — et m'en sortir quand même. Être suffisant quand même.

L'alcool rendait tout urgent et dramatique. Chaque petit revers semblait prouver que je n'étais pas fait pour ce que j'essayais d'accomplir. Sans cette interférence chimique constante, je peux voir les revers pour ce qu'ils sont vraiment : temporaires, surmontables, et tout à fait normaux.

Devenir mon propre meilleur ami

C'est étrange de constater qu'éliminer l'alcool n'a pas seulement clarifié mon esprit ; ça m'a rendu meilleur ami avec moi-même. Je me traite davantage comme je traiterais quelqu'un à qui je tiens — avec patience, compréhension et le bénéfice du doute.

Est-ce que je dirais à un ami qu'il ne vaut rien parce qu'il a fait une erreur ? Non. Est-ce que je lui dirais qu'il a échoué avant que la journée commence ? Absolument pas. Alors pourquoi est-ce que je me disais ces choses chaque matin quand je buvais ?

L'effet en cascade

Quand on est plus bienveillant envers soi-même, tout le reste devient plus facile. Les conversations sont moins stressantes parce qu'on ne se remet plus constamment en question. Les décisions deviennent plus claires parce qu'on n'est plus paralysé par la peur de se tromper. Les relations s'améliorent parce qu'on ne projette plus son autocritique sur les autres.

L'autocompassion n'est pas un concept vaporeux — c'est quelque chose de concret. C'est ce qui permet de continuer quand les choses deviennent difficiles. C'est ce qui aide à apprendre de ses erreurs plutôt qu'à s'y noyer.

Le fondement inattendu

Je n'ai pas arrêté de boire pour devenir plus compatissant envers moi-même. J'ai arrêté parce que j'en avais assez des gueules de bois, du temps gaspillé et de me sentir comme une loque. Mais quelque part en chemin, la sobriété m'a donné l'espace pour être plus doux avec moi-même.

Et honnêtement ? C'est peut-être l'une des choses les plus précieuses que j'ai gagnées. Pas seulement des matins plus productifs ou une meilleure santé physique — mais me plaire davantage à moi-même. Être enfin de mon propre côté.

« La sobriété n'a pas seulement clarifié mon esprit ; elle m'a rendu meilleur ami avec moi-même. »

Si vous luttez contre une autocritique sévère en début de sobriété, sachez que ça s'améliore. Pas parfaitement, mais mieux. La voix s'adoucit. Les reproches s'estompent. Et un jour vous vous réveillez en réalisant que vous n'êtes plus en guerre contre vous-même — vous êtes enfin dans le même camp.

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