J'ai toujours cru que l'alcool perturbait surtout mon mental : l'humeur, l'anxiété, le sommeil, etc. C'étaient les cibles évidentes, les choses qu'on remarque immédiatement quand on boit ou qu'on a la gueule de bois. Mais la plus grande surprise après être devenu sobre ? L'énergie physique.
Les Coups de Barre, C'est Fini
Je ne m'effondre plus au milieu de la journée sans raison. Vous connaissez ce sentiment — 14 h arrive et soudain vous traînez des pieds. Il vous faut du café, une sieste, n'importe quoi pour tenir l'après-midi. Je croyais que c'était la vie normale d'un adulte. Tout le monde se sent fatigué l'après-midi, non ?
Non. C'était l'alcool. Même des jours après avoir bu, même quand je me sentais « bien », mon corps se remettait encore. Cette fatigue en milieu de journée n'était pas normale — c'était mon niveau de base artificiellement abaissé par une consommation constante d'alcool.
Plus de « Mode Récupération »
Mon corps n'a plus l'impression de tourner en « mode récupération » en permanence. Quand je buvais, je ne réalisais pas combien d'énergie mon corps consacrait à simplement... gérer l'alcool. Le traiter, réparer les dégâts, essayer de maintenir l'homéostasie pendant que je lui balançais encore de l'éthanol.
Maintenant ? Mon corps peut utiliser cette énergie pour vraiment vivre. Pour bouger. Pour penser. Pour guérir de vraies blessures au lieu de blessures auto-infligées.
Les Séances d'Entraînement Se Sentent Différemment
Même mes séances d'entraînement semblent plus propres. Pas comme si je traînais un boulet. Mes muscles répondent mieux. Je récupère plus vite. La courbature est la bonne sorte — celle du « j'ai bien travaillé », pas celle du « mon corps est perdu et enflammé ».
J'ai plus d'endurance, plus de force, une meilleure coordination. Ce n'est pas comme si j'étais soudainement devenu un athlète — j'ai juste l'impression d'utiliser le corps que j'ai vraiment, plutôt qu'une version dégradée de lui-même.
Même Marcher Se Sent Mieux
C'est ce qui m'a le plus surpris. Même marcher dehors se sent mieux. Plus léger. Plus fluide. Mes articulations font moins mal. Ma respiration est plus facile. Je peux marcher plus longtemps sans être essoufflé ou fatigué.
Ça paraît si simple, mais ça compte. Bouger ne devrait pas ressembler à une corvée. Votre corps ne devrait pas se sentir lourd tout le temps. Mais quand on boit régulièrement, c'est le cas — et on ne s'en rend même pas compte jusqu'à ce que ça s'arrête.
Mon Niveau de Base n'est Plus à 20 % de Batterie
C'est l'image que j'en avais avant : je tournais toujours à 20 % de batterie. Certains jours mieux, d'autres jours pires, mais jamais pleinement chargé. Jamais au maximum de mes capacités. Je pensais que c'était juste le vieillissement, ou le stress, ou le manque de sommeil.
Mais c'était l'alcool. Ça a toujours été l'alcool, qui vidait silencieusement ma batterie en arrière-plan.
Maintenant je me réveille à 70-80 %. Pas parfait — la vie reste la vie — mais durable. Je peux passer une journée entière sans avoir l'impression de fonctionner à sec. J'ai de l'énergie en réserve en fin de journée. Je peux faire des choses après le travail. Je peux profiter de mes soirées au lieu de m'effondrer sur le canapé.
Cette Énergie ne Se Sent Pas Forcée
Voilà ce qui me touche vraiment : cette énergie ne se sent pas forcée. Ce n'est pas comme la caféine avec ses pics suivis d'un effondrement. Ce n'est pas comme les boosters pré-entraînement qui vous rendent nerveux et surexcité. C'est juste... stable. Propre. Naturel.
C'est ainsi que j'étais censé fonctionner tout ce temps. C'est mon vrai niveau de base — celui avec lequel je suis né, celui dont mon corps est capable quand je ne l'empoisonne pas chaque semaine.
Tout Ce Temps Gâché pour la Foutue Alcool
Je n'avais pas réalisé à quel point l'alcool me taxait en coulisse jusqu'à ce qu'il disparaisse. Je pensais aller bien. Je pensais gérer. Je pensais que la fatigue, la lenteur, l'épuisement de fond permanent étaient juste... la vie.
Mais non. C'était la boisson. Silencieusement, invisiblement, drainant mon énergie chaque jour. Même les jours où je ne buvais pas. Même les jours où je me sentais « remis ».
J'ai l'impression d'avoir perdu tellement de temps à fonctionner à moitié de ma capacité. Mais je ne m'attarde pas là-dessus. Je suis juste reconnaissant d'avoir compris maintenant, et que chaque jour qui vient est un jour à pleine force.
Si Vous Envisagez d'Arrêter
Si vous envisagez la sobriété, ou si vous êtes au début de votre parcours, faites attention à votre énergie physique. Ne vous concentrez pas seulement sur les aspects mentaux (même si c'est important aussi). Remarquez comment votre corps se sent. Remarquez si vous avez encore de l'énergie à 15 h. Remarquez si vos séances d'entraînement se sentent différentes. Remarquez si marcher est plus facile.
Donnez-lui du temps — ça ne se produit pas du jour au lendemain. Mais quand ça se met en place, quand vous réalisez que votre corps n'est plus en mode récupération permanent, c'est une révélation.
C'est ainsi que vous êtes censé vous sentir. C'est votre vrai niveau de base. Et ça vaut la peine de se battre pour ça.

